Salaire brut en net : calcul et simulateur
Le salaire net, c’est le brut moins les cotisations salariales. En 2026, un salarié non-cadre payé 2 000 € brut par mois touche 1 561,25 € net avant impôt. Le simulateur donne aussi le net après impôt et le coût pour l’employeur.
Simulateur salaire brut en net 2026
Indiquez un salaire brut ou net, par heure, par mois ou par an. Le simulateur applique les cotisations 2026 et affiche le net avant et après prélèvement à la source, ainsi que ce que le salarié coûte à l’employeur.
Taux en vigueur en 2026 (Smic à 12,31 € de l’heure depuis le 1er juin 2026, plafond de la Sécurité sociale à 4 005 € par mois), selon les règles du simulateur de l’Urssaf. Ne sont pas inclus : le versement mobilité, la prévoyance imposée par votre convention collective, les heures supplémentaires, l’Alsace-Moselle et l’outre-mer. Votre bulletin de paie peut donc différer de quelques euros.
Paramètres employeur
Par défaut, le taux AT/MP est le taux moyen national 2026. Le vôtre figure dans votre compte AT/MP, sur net-entreprises.fr.
Salaire brut par mois
2 000,00 €
Salaire net par mois, avant impôt
1 561,25 €
Salaire net par mois, après impôt
1 561,25 €
Coût total pour l’employeur
2 248,52 €
| Par heure | Par mois | Par an | |
|---|---|---|---|
| Brut | 13,19 € | 2 000,00 € | 24 000,00 € |
| Net avant impôt | 10,29 € | 1 561,25 € | 18 735,00 € |
| Coût employeur | 14,83 € | 2 248,52 € | 26 982,24 € |
Détail des cotisations par mois
| Assurance vieillesse | 146,00 € |
|---|---|
| Retraite complémentaire (Agirc-Arrco, CEG, CET) | 80,20 € |
| Apec (cadres) | 0,00 € |
| CSG déductible | 134,98 € |
| CSG non déductible et CRDS | 57,57 € |
| Mutuelle, part salariale | 20,00 € |
| Total salarial | 438,75 € |
| Assurance maladie | 260,00 € |
|---|---|
| Assurance vieillesse | 213,20 € |
| Allocations familiales | 105,00 € |
| Accidents du travail (AT/MP) | 41,60 € |
| Assurance chômage et AGS | 85,00 € |
| Retraite complémentaire (Agirc-Arrco, CEG, CET) | 120,20 € |
| Mutuelle et prévoyance, part patronale | 20,00 € |
| Autres contributions (formation, apprentissage, Fnal…) | 32,92 € |
| Réduction générale (RGDU) | -629,40 € |
| Total patronal | 248,52 € |
Du brut au net : ce que l’on retire
Le salaire brut est la rémunération totale avant retenues : salaire de base, primes, heures supplémentaires et avantages en nature. Une fois retirées les cotisations et contributions salariales, il reste le salaire net avant impôt. Quant au net versé, celui qui arrive sur le compte bancaire, il tient compte en plus du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Prenons un salarié non-cadre payé 2 000 € brut par mois, dans une entreprise de moins de 11 salariés, avec une mutuelle à 40 € par mois dont l’employeur paie la moitié. Voici ses retenues en 2026 :
Assurance vieillesse : 146,00 € (6,90 % jusqu’au plafond de la Sécurité sociale, plus 0,40 % sur la totalité du salaire)
Retraite complémentaire Agirc-Arrco et contribution d’équilibre général : 80,20 € (3,15 % et 0,86 %)
CSG déductible : 134,98 € (6,80 %)
CSG non déductible et CRDS : 57,57 € (2,40 % et 0,50 %)
Mutuelle, part salariale : 20,00 €
Au total, 438,75 € sont retenus et le net avant impôt est de 1 561,25 €. La CSG et la CRDS ne portent pas sur les 2 000 € : elles portent sur 98,25 % du brut, plus la part de mutuelle payée par l’employeur, soit 1 985 € dans cet exemple.
Il n’y a plus de cotisation salariale d’assurance maladie ni d’assurance chômage dans le cas général. Ces deux risques sont financés par l’employeur et par la CSG.
Cadre ou non-cadre : quelle différence sur le net ?
Un cadre paie les mêmes cotisations qu’un non-cadre, plus la contribution Apec de 0,024 %. Son employeur finance en outre une prévoyance d’au moins 1,50 % du salaire jusqu’au plafond de la Sécurité sociale, et cette somme entre dans l’assiette de la CSG. À 2 000 € brut, un cadre touche donc 1 557,86 € net, soit 3,39 € de moins qu’un non-cadre.
Quant aux « 25 % de charges pour un cadre » que l’on lit souvent, ils s’expliquent autrement : de contrats de prévoyance et de mutuelle plus coûteux, et des salaires au-dessus du plafond de 4 005 € par mois. Sur la part qui dépasse ce plafond, la retraite complémentaire passe à 8,64 % et la contribution d’équilibre général à 1,08 %. Une contribution d’équilibre technique de 0,14 % s’applique alors à tout le salaire.
Calculer le brut à partir du net
À l’embauche, on raisonne souvent à l’envers : quel brut faut-il pour qu’un salarié touche 1 500 € net par mois ? Avec la même mutuelle, un non-cadre doit percevoir 1 922,60 € brut. Un pourcentage fixe donne une approximation, mais les cotisations ne sont pas toutes proportionnelles au salaire : le simulateur calcule le brut exact.
Dans une offre d’emploi comme dans un contrat, le salaire s’exprime en brut, par mois ou par an. C’est ce montant que l’employeur s’engage à verser. Le net varie ensuite selon la mutuelle, le statut et le taux de prélèvement à la source du salarié.
Convertir un salaire horaire brut en net
Pour un salarié payé à l’heure, le brut mensuel s’obtient en multipliant le taux horaire par la durée mensualisée : 35 heures × 52 semaines ÷ 12 mois, soit 151,67 heures pour un temps plein. Un employé de restaurant payé 13 € brut de l’heure à temps plein a ainsi un brut mensuel de 1 971,67 €, soit 1 538,81 € net avant impôt, soit 10,15 € net de l’heure.
Pour un temps partiel, remplacez 35 par la durée prévue au contrat ; le simulateur ajuste aussi le plafond de la Sécurité sociale à cette durée, comme le fait la paie. Au salaire minimum, le taux est de 12,31 € brut de l’heure depuis le 1er juin 2026 : les montants mensuels et à temps partiel figurent sur notre page Smic horaire. Pour additionner les heures réellement effectuées dans la semaine, utilisez le calcul des heures de travail.
Net à payer, net imposable et prélèvement à la source
La fiche de paie affiche plusieurs montants nets (articles R. 3243-1 et suivants du Code du travail) :
le net à payer avant impôt sur le revenu ;
le montant net social, c’est-à-dire le revenu après déduction de tous les prélèvements sociaux obligatoires ;
le net imposable, qui sert de base au prélèvement à la source ;
le montant de l’impôt prélevé à la source et le net effectivement versé.
Le net imposable est plus élevé que le net avant impôt, car il réintègre la CSG non déductible, la CRDS et la part de mutuelle payée par l’employeur. Dans l’exemple à 2 000 € brut, il s’élève à 1 638,82 €. Avec un taux de prélèvement à la source de 3 %, l’impôt retenu est de 49,16 € et le salarié reçoit 1 512,09 €.
Le coût employeur : le brut plus les cotisations patronales
Pour l’employeur, un salarié coûte son brut plus les cotisations patronales : assurance maladie (13 %), vieillesse, allocations familiales, accidents du travail, assurance chômage, retraite complémentaire, formation professionnelle et diverses contributions de moindre montant. Depuis le 1er janvier 2026, les allègements passent par une seule réduction, la réduction générale dégressive unique (RGDU). Elle est maximale au niveau du Smic et disparaît à 3 Smic. Il n’existe plus de taux réduit d’assurance maladie ni d’allocations familiales, sauf pour des régimes particuliers comme la Lodeom outre-mer.
Pour le salarié à 2 000 € brut de l’exemple, les cotisations patronales s’élèvent à 877,92 € avant réduction. La RGDU en retire 629,40 €, et le coût total pour l’employeur est de 2 248,52 € par mois. À 3 500 € brut, la réduction tombe à 213,85 € et le coût atteint 4 807,51 € : au-dessus du Smic, les charges patronales pèsent vite plus lourd. Le détail de chaque cotisation est sur notre page consacrée aux charges patronales.
Ces montants valent pour une entreprise de moins de 11 salariés, au taux moyen d’accidents du travail de 2,08 % fixé pour 2026. À partir de 11 salariés, la contribution à la formation professionnelle passe de 0,55 % à 1 % et un forfait social de 8 % s’applique à la mutuelle et à la prévoyance. À partir de 50 salariés s’ajoutent la participation à l’effort de construction (0,45 %) et un Fnal à 0,5 % sur tout le salaire. Le versement mobilité, dû à partir de 11 salariés selon la commune, n’est pas inclus.
Ce que le simulateur ne calcule pas
Le calcul suit les règles du simulateur officiel de l’Urssaf pour un salarié du secteur privé en métropole. Il ne tient pas compte des heures supplémentaires, des primes exceptionnelles, des régimes de l’Alsace-Moselle et de l’outre-mer, ni des cotisations propres à votre convention collective. Le résultat ne s’applique pas non plus à un agent de la fonction publique, dont les cotisations sont différentes.
Pour établir le bulletin, la référence reste votre logiciel de paie ou votre expert-comptable. Shiftbase ne fait pas la paie : il fiabilise les heures, les majorations et les congés qui l’alimentent, puis les transmet, prêts à être intégrés, à votre prestataire de paie.
Questions fréquentes
Pour calculer un salaire brut en net, retirez du brut les cotisations salariales : assurance vieillesse, retraite complémentaire, CSG, CRDS et la part salariale de la mutuelle. En 2026, un salarié non-cadre payé 2 000 € brut par mois touche ainsi 1 561,25 € net avant impôt.
Pour obtenir le net, on retire environ 20 à 22 % du salaire brut pour un salarié du secteur privé en 2026, mutuelle comprise. Le pourcentage baisse quand le salaire augmente, car l’assurance vieillesse plafonnée et la mutuelle, qui est un montant fixe, pèsent moins.
La différence entre salaire brut et salaire net correspond aux cotisations et contributions salariales. Le brut est le montant prévu au contrat ; le net avant impôt est ce qui reste après ces retenues, et le net versé tient compte en plus du prélèvement à la source.
Un salaire de 2 000 € brut par mois correspond à 1 561,25 € net avant impôt pour un salarié non-cadre en 2026, avec une mutuelle de 40 € par mois payée pour moitié par l’employeur. Sans mutuelle d’entreprise, le net est de 1 583,19 €.
Un salarié payé 2 000 € brut par mois coûte 2 248,52 € à son employeur en 2026, dans une entreprise de moins de 11 salariés. La réduction générale dégressive unique réduit de 629,40 € les 877,92 € de cotisations patronales.
Le salaire net d’un cadre est légèrement inférieur à celui d’un non-cadre au même brut : à 2 000 € brut, 1 557,86 € contre 1 561,25 € en 2026. L’écart vient de la contribution Apec et de la prévoyance des cadres financée par l’employeur, qui entre dans l’assiette de la CSG.
Voir tous les termes
- Avenant au contrat de travailUn avenant au contrat de travail est un écrit signé par l’employeur et le salarié qui modifie le contrat. Il est nécessaire dès que l’employeur veut changer un élément essentiel, comme la rémunération, la durée du travail ou la qualification.
- Délai de prévenance période essaiRompre une période d'essai suppose un préavis qui dépend de l'ancienneté. Le barème en jours, qui doit prévenir qui et ce que coûte un oubli.
- Fiche de paie en ligneObtenir votre fiche de paie en ligne présente de nombreux avantages, mais cela peut aussi poser certains défis. Nous vous guiderons à travers chaque étape, en vous donnant des conseils précieux pour maximiser les avantages de la fiche de paie en ligne.
- Masse salarialeLa masse salariale est un élément crucial de la gestion des ressources humaines dans une entreprise. Elle représente le montant total des rémunérations versées aux employés sur une période spécifique, généralement mensuelle ou annuelle.
- Nombre d’heures de travail par moisPour un temps plein de 35 heures par semaine, un salarié travaille 151,67 heures par mois, soit 151 h 40. Le calcul est le même pour toutes les durées : heures par semaine × 52 ÷ 12.
- OffboardingL'offboarding organise le départ d'un salarié : documents de fin de contrat, solde de tout compte, passation, accès et entretien de sortie.
- OnboardingL'onboarding est l'intégration d'un nouveau salarié, de la signature du contrat à son autonomie. Étapes, obligations légales et un exemple en restauration.
- Registre unique du personnelLe registre unique du personnel liste, dans l’ordre des embauches, tous les salariés d’un établissement. Il est obligatoire dès le premier salarié (article L. 1221-13 du Code du travail) et ses mentions se conservent cinq ans après chaque départ.
- Repos compensateurLe repos compensateur est un concept essentiel pour assurer la satisfaction et la productivité des employés dans le milieu de travail. Comprendre les avantages de cette pratique peut aider les employeurs à maximiser les performances de leur équipe.
- Soft skillsLes soft skills sont les qualités relationnelles et comportementales. Lesquelles comptent selon le poste et comment les évaluer en entretien.
- Solde de tout compte : contenu et délaisLe solde de tout compte est le document que l’employeur établit à la fin de tout contrat de travail pour faire l’inventaire des sommes versées au salarié. Signé et non dénoncé dans les six mois, il devient libératoire pour les sommes qui y figurent (article L. 1234-20 du Code du travail).
- Travail le dimancheLe travail le dimanche dans le commerce : repos dominical, dimanches du maire, zones touristiques, majoration et volontariat, et ce que cela change pour votre planning.
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